Springbank

La distillerie, fondée en 1828 par deux frères, Hugh et Archibald Mitchell, qui est l’arrière-grand-père du propriétaire actuel, est restée propriété de la famille Mitchell.

 

La quasi-totalité de son whisky est ainsi vendue en single malt. Les grands conglomérats produisant des blends préfèrent en effet utiliser les single malt issus de distilleries qu'ils possèdent.

 

Springbank prospéra rapidement jusque dans les années 1920 puis elle fut frappée de plein fouet par la crise due à la prohibition américaine et du fermer de 1926 à 1935. Springbank est l'unique rescapée de la trentaine de distilleries qui opéraient à Campbeltown.

 

Une des caractéristiques du whisky fabriqué dans la région de Campbeltown était leur caractère fortement tourbé. Ce goût n'étant plus tellement du goût des assembleurs au milieu du XIXe siècle, Springbank fut une des premières distilleries de la région à sécher partiellement son malt au-dessus d'un feu de charbon provenant d'une mine toute proche.

 

Springbank est une des dernières distilleries en Écosse à continuer à maîtriser toutes les étapes de la fabrication du whisky, depuis le maltage de l'orge jusqu’à la mise en bouteilles. L’orge (de culture biologique) est cultivée localement, séchée et lentement maltée (70 heures) dans ses propres aires de maltage.

 

La distillerie possède 1 wash still, 2 spirit stills et pratique une curieuse et unique double distillation et demie ; la troisième distillation est en effet effectuée à partir d'un mélange des distillats issus de la première et de la deuxième distillation. Le whisky produit n’est pas filtré à froid, ni coloré artificiellement.

 

La distillerie possède de plus sa propre chaîne d'embouteillage, installée dans le dernier chai de la distillerie voisine de Longrow, fermée en 1896.

 

Les whiskies de Springbank sont fins, élégants, avec des pointes d’épices et d’iode tout en étant crémeux.